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Le vrai soft-power…

Revisite insulaire

A l’attention des Corses expatriés, ou simples insulaires, un site humoristique, reprenant quelques clichés dont ci-dessous la fameuse petite recette de cuisine de Vincent Tabarani (et oui on rigole beaucoup avec Le Siamois…) :

Voici le site :

http://www.corsigativi.com

Aller à la messe

Depuis que je vais à la messe, j’ai réappris à vivre mon catholicisme.

Tout d’abord, pourquoi faut-il aller à la messe ? Une des raisons les plus évidentes, et qui peut pourtant sembler paradoxale, c’est que le dimanche on s’emmerde. Vous me direz, sans le latin, la messe aussi; mais c’est sans compter sur l’apport spirituel exceptionnel que peut vous procurer un sermon dominical.

Il faut donc avant tout faire l’effort d’aller à la messe, et si possible : seul. Pourquoi ? Parce que vous récupérez ainsi un mode de vie que vous aviez alors totalement occulté, à savoir rendre grâce à Dieu en faisant acte de présence dans la communauté chrétienne. Par ailleurs, je rappelle qu’aller à la messe ce n’est pas aller s’emmerder. Si vous allez à la messe de temps à autre pour faire plaisir à mémé – ou maman – c’est parfaitement inutile : vous perdez tout l’aspect transcendantal que cela comporte si on y met de la volonté. Quand vous arrivez à l’office, il faut vous libérer de toutes les appréhensions que vous avez vis à vis d’un discours religieux. Pour l’homme de gauche, ah mais oui : pas de gens de gauche sur ce blog… donc pour l’homme de droite, aller à la messe doit revenir à en sortir en se disant qu’on a appris quelque chose, et non pas en grommelant dans sa barbe « Quel con ce prêtre, la prochaine fois je vais à Saint Pie X, gnagnagna ».

Non, je rappelle à l’occasion que Vatican II était nécessaire, au moins sur le plan dogmatique, et que contrairement à ce que les médias français veulent faire avaler, le catholicisme est tout sauf out. Si les musulmans ont une belle avance, les fidèles romains n’ont pas de soucis à se faire : je peux constater avec plaisir que des jeunes vont à l’église et qu’ils s’y investissent. Dans ma ville, notre Centre Catholique Universitaire est fort actif et nombre de jeunes paroissiens répandent La Parole du Christ avec du succès.

Comme le disait un article de l’Express consacré au catholicisme : « On n’est plus aujourd’hui catholique par tradition mais bien par choix ». Je pense que tout l’enjeu est actuellement là : il faut que la communauté catholique de France prenne conscience du rôle qu’elle peut jouer et qu’elle se dise qu’elle est à même de (re)devenir une part conséquente de la population. Plus que jamais, le besoin religieux est aujourd’hui prégnant : les gens sont en mal de réponse et beaucoup font la démarche volontaire de retourner sur les bancs que leurs parents avaient quittés.

Il faut garder espoir, aussi mince soit-il, de voir renaître une communauté catholique en France. Nous n’aurons plus jamais le poids, ni le rôle d’autrefois. Mais ce qui s’offre à nous, c’est la capacité de faire connaître la voix de l’Église à travers autre chose que des avis d’évêques, avis parfois un peu rouge à mon goût.

J’en profite pour ajouter que je vais aussi bien aux messes pratiquant le rite de Paul VI que celui, traditionnel, de Saint Pie X : ce qui est important c’est d’aller à la messe, et d’y trouver un sens pour la vie qu’on mène. Le christianisme n’est pas seulement ce qui succède à la civilisation gréco-latine en Occident, c’est une organisation de l’existence qui demande à être connue et, plus que jamais, diffusée. Rappelez-vous que les gens qui critiquent la foi, surtout en France, n’y connaissent souvent rien.

Aussi, couchez-vous donc tôt les samedis soirs, levez-vous aux aurores, et commencez à apprécier la brise matinale qui souffle sur vos joues et qui vous appelle vers La Maison du Seigneur…

Dans une conférence de presse de l’Elysée, ce serait merveilleux. Autant pisser dans un violon…